27 juin 2006
Presqu'île de Railay (Thaïlande)
Vendredi 23 juin, 4h45 du matin. Le réveil sonne. J'ouvre difficilement les yeux. Il fait encore nuit, aussi nuit que 4h plus tôt lorsque j'ai enfin réussir à terminer mon sac, lire mes derniers emails, et trouvé le chemin de mon lit. Je me débarbouille rapidement, téléphone à un taxi pour qu'il vienne me chercher dans 5 minutes en bas de chez moi. 30 minutes plus tard, je suis à l'aéroport au "budget terminal" flambant neuf. Je retrouve Emmanuella, Harmonie, Patrick et Vincent, tout aussi réveillé que moi. On s'enregistre rapidement, mangeons 1 petit sandwich avec un café histoire de se remplir le ventre. Nous ne sommes pas seuls, une équipe d'un sport indeterminé occupe une grande table : ils sont motivés, ils petit-déjeunent à la bière.
1h30 d'avion plus tard, nous voici arrivé à Krabi. L'aéroport est immense et tout aussi neuf que notre terminal de départ. Par contre autour il n'y a rien. Juste une rangée de bonhommes tenant des panneaux, on devine que ça doit être le départ de voyages organisés. Des taxis nous proposent de nous amener au port. On essaye de marchander sur le prix, ça nous parait trop cher. Du coup, on part à pied, direction le centre de Krabi, à 6h du matin heure locale. Bien évidemment, nous ne savons pas du tout à quelle distance c'est. Heureusement, un taxi s'arrête et nous propose de nous entasser à 5 dans sa voiture et il nous emmène où on veut pour la moitié du prix proposé à l'aéroport. En chemin, on croise tout un tas de scooters, avec un, deux, trois voir quatres passagers qui n'ont bien évidemment pas de casques. On arrive finalement à un petit embarcadère, avec une dizaine de joncques mouillées devant. On achète nos tickets, et on embarque, direction la plage de Railay. Le voyage en joncque à moteur est sympa, le pilote va à fond et nos deux voisines de bord nous vantent les vertues du massage thaïlandais dont elles sont spécialistes.
Une demi-heure plus tard, nous sommes arrivés. Grande plage. Petits chemins pas très propres. Cabanons faits de bric-et-de brocs. Moustiques. Les gens qu'on croisent sont tous des américains ou des anglais, il y a très peu de locaux. De partout, des magasins de grimpe qui proposent de louer du matos et des guides. Ca ressemble à un gros parcs pour touristes, construit à la va-vite avec tous les moyens du bord. On se ballade comme ça la matinée, à la recherche des bingallows qu'on a loué. Finalement, on trouver Railay Cabana tout au bout d'un petit chemin, perdu dans la jungle. On s'installe dans nos bungallow. Puis direction la côte ouest pour avoir un aperçu de l'autre côté de la presqu'île. On marche sur un chemin en béton, on passe devant un batiment qui fait un boucan monstre, avec plein de gros fils electriques qui sortent par une fenêtre et une odeur d'essence qui flotte dans l'air. On passe par un petit champ, on se fait piquer par les moustiques, et on arrive enfin dans un coin paradisiaque : une grande plage de sable blanc, des palmiers, la mer, des falaises énormes qui dominent le tout. La journée continue en repas épicés, ballades dans la jungle et repas épicés. Elle se termine par des concours de tirs au but et d'escalade pour gagner des bières gratuites dans un des nombreux bars de la côte ouest (celle où on est arrivé). Et par une victoire de l'équipe de France, sur un écran géant, et ce malgré la pluie qui a fait semblant d'arriver et une coupure de courant généralisée un quart d'heure avant la fin du temps réglementaire. On rentre à 4h, prêt à nous lever le lendemain pour faire de la plongé pour un, de l'escalade pour les autres.
Samedi matin, 8h. Le réveil sonne. Le pluie tombe. Temp pourri pour grimper, on va attendre un peu. 9h. Mon réveil sonne à nouveau. Il ne pleut plus. Une petite douche, et hop, je cours réveiller tout le monde. Après moults prises de décisions avortées, on pars à 4 faire des voies repérées sur la côte Est. La voie d'accés est entre le mur d'enceinte d'un hôtel 3 étoiles et une décharge publique. La pluie tombée de la nuit a transformé le chemin en baignoire de boue. Mais finalement on arrive. Je commence par ouvrir une petite 5, je me fais un peu peur dans un dévers, mais tout passe sans problèmes. Les voies sont équipées. Mais bon, le premier relais est à 4 ou 5 mètres du sol, donc il faut faire vraiment gaffe au début. Ca refroidit un peu les ardeurs de la 2e cordée, donc je me retrouve à ouvrir toutes les voies ... et du coup, je me fais bien plaisir en ouvrant deux belles 6a, et bloque au milieu d'une 6a+. La roche est vraiment super, mais je commence à ressentir mes 8h de sommeil cumulé lors des 2 dernières nuits. La fin de la journée est plus pépère, et on retrouve Damien qui vient commencer sa semaine de vacances en Thaïlande avec nous. On décide d'essayer les massages thaïlandais : au programme 45 minutes de massage de jambes, 10 minutes de massage de bras, et 5 minutes pour le dos. Enfin, c'est pas vraiment un massage. C'est plutôt un écrasement de tous les muscles à l'aide des coudes, genoux et pieds. La masseuse est en permanence assise sur moi, elle me tort les jambes dans tous les sens, me fais craquer toutes les articulations, m'écrase le dos en me coupant le souffle. Après une heure de souffrance, je respire et je me sens tout léger. Le soir, il y a un barbecue gratuit, qui attire tous les gens de la prequ'île. La soirée est bien sympa, on rencontre pas mal de gens (des anglais en général) et on discute de tout et de rien jusqu'à 5h.
Dimanche, 9h. Encore un réveil matinal, histoire de profiter de ma dernière journée thaïlandaise. Encore une fois, je prend un énorme petit déjeuner (café, omelette, saucisses, pain beurre confiture, jus d'ananas, assiette de fruits, muesli au yoghourt et au fruits) puis une cordée se dirige vers un autre coin pour aller escalader. Il a plu toute la nuit, le temps est encore assez pourri, et les voies qui dominent la mer sont plutôt du 7 que du 5 ou 6 (donc c'est beaucoup trop dur pour mon petit niveau), c'est ce qui me motive à aller plutôt faire la sieste sur la plage paradisiaque de la côte est. On mange, on dort, on se baigne, on joue au ballon, on mange, on dort, on se baigne. Bref, la journée est vraiment remplie. Le soir, on se pose dans un bar sympa et calme. Ils ont des petits coussins vraiment sympas pour faire la sieste :-) On se couche vers 3h.
Lundi, 5h. Mon réveil sonne. Je me lève, récupère mes affaires étalées un peu partout, et je me dirige vers les autres bungallows. On a rendez-vous dans 10 minutes pour prendre une joncque qui nous amenera à l'embarcadère, ou nous retrouverons un taxi qui nous amenera à l'aéroport. A 11h, nous somme de retour à Singapour. Après avoir dormi 14h en 4 nuits, je n'ai qu'une envie : retrouver mon lit ! Mais déjà des regrets de quitter la douce vie thaïlandaise, faite de bric et de broc, pour retrouver celle plus stricte de Singapour. C'est en visitant un peu les alentours qu'on se rend compte en quoi Singapour est particulier.
1h30 d'avion plus tard, nous voici arrivé à Krabi. L'aéroport est immense et tout aussi neuf que notre terminal de départ. Par contre autour il n'y a rien. Juste une rangée de bonhommes tenant des panneaux, on devine que ça doit être le départ de voyages organisés. Des taxis nous proposent de nous amener au port. On essaye de marchander sur le prix, ça nous parait trop cher. Du coup, on part à pied, direction le centre de Krabi, à 6h du matin heure locale. Bien évidemment, nous ne savons pas du tout à quelle distance c'est. Heureusement, un taxi s'arrête et nous propose de nous entasser à 5 dans sa voiture et il nous emmène où on veut pour la moitié du prix proposé à l'aéroport. En chemin, on croise tout un tas de scooters, avec un, deux, trois voir quatres passagers qui n'ont bien évidemment pas de casques. On arrive finalement à un petit embarcadère, avec une dizaine de joncques mouillées devant. On achète nos tickets, et on embarque, direction la plage de Railay. Le voyage en joncque à moteur est sympa, le pilote va à fond et nos deux voisines de bord nous vantent les vertues du massage thaïlandais dont elles sont spécialistes.
Une demi-heure plus tard, nous sommes arrivés. Grande plage. Petits chemins pas très propres. Cabanons faits de bric-et-de brocs. Moustiques. Les gens qu'on croisent sont tous des américains ou des anglais, il y a très peu de locaux. De partout, des magasins de grimpe qui proposent de louer du matos et des guides. Ca ressemble à un gros parcs pour touristes, construit à la va-vite avec tous les moyens du bord. On se ballade comme ça la matinée, à la recherche des bingallows qu'on a loué. Finalement, on trouver Railay Cabana tout au bout d'un petit chemin, perdu dans la jungle. On s'installe dans nos bungallow. Puis direction la côte ouest pour avoir un aperçu de l'autre côté de la presqu'île. On marche sur un chemin en béton, on passe devant un batiment qui fait un boucan monstre, avec plein de gros fils electriques qui sortent par une fenêtre et une odeur d'essence qui flotte dans l'air. On passe par un petit champ, on se fait piquer par les moustiques, et on arrive enfin dans un coin paradisiaque : une grande plage de sable blanc, des palmiers, la mer, des falaises énormes qui dominent le tout. La journée continue en repas épicés, ballades dans la jungle et repas épicés. Elle se termine par des concours de tirs au but et d'escalade pour gagner des bières gratuites dans un des nombreux bars de la côte ouest (celle où on est arrivé). Et par une victoire de l'équipe de France, sur un écran géant, et ce malgré la pluie qui a fait semblant d'arriver et une coupure de courant généralisée un quart d'heure avant la fin du temps réglementaire. On rentre à 4h, prêt à nous lever le lendemain pour faire de la plongé pour un, de l'escalade pour les autres.
Samedi matin, 8h. Le réveil sonne. Le pluie tombe. Temp pourri pour grimper, on va attendre un peu. 9h. Mon réveil sonne à nouveau. Il ne pleut plus. Une petite douche, et hop, je cours réveiller tout le monde. Après moults prises de décisions avortées, on pars à 4 faire des voies repérées sur la côte Est. La voie d'accés est entre le mur d'enceinte d'un hôtel 3 étoiles et une décharge publique. La pluie tombée de la nuit a transformé le chemin en baignoire de boue. Mais finalement on arrive. Je commence par ouvrir une petite 5, je me fais un peu peur dans un dévers, mais tout passe sans problèmes. Les voies sont équipées. Mais bon, le premier relais est à 4 ou 5 mètres du sol, donc il faut faire vraiment gaffe au début. Ca refroidit un peu les ardeurs de la 2e cordée, donc je me retrouve à ouvrir toutes les voies ... et du coup, je me fais bien plaisir en ouvrant deux belles 6a, et bloque au milieu d'une 6a+. La roche est vraiment super, mais je commence à ressentir mes 8h de sommeil cumulé lors des 2 dernières nuits. La fin de la journée est plus pépère, et on retrouve Damien qui vient commencer sa semaine de vacances en Thaïlande avec nous. On décide d'essayer les massages thaïlandais : au programme 45 minutes de massage de jambes, 10 minutes de massage de bras, et 5 minutes pour le dos. Enfin, c'est pas vraiment un massage. C'est plutôt un écrasement de tous les muscles à l'aide des coudes, genoux et pieds. La masseuse est en permanence assise sur moi, elle me tort les jambes dans tous les sens, me fais craquer toutes les articulations, m'écrase le dos en me coupant le souffle. Après une heure de souffrance, je respire et je me sens tout léger. Le soir, il y a un barbecue gratuit, qui attire tous les gens de la prequ'île. La soirée est bien sympa, on rencontre pas mal de gens (des anglais en général) et on discute de tout et de rien jusqu'à 5h.
Dimanche, 9h. Encore un réveil matinal, histoire de profiter de ma dernière journée thaïlandaise. Encore une fois, je prend un énorme petit déjeuner (café, omelette, saucisses, pain beurre confiture, jus d'ananas, assiette de fruits, muesli au yoghourt et au fruits) puis une cordée se dirige vers un autre coin pour aller escalader. Il a plu toute la nuit, le temps est encore assez pourri, et les voies qui dominent la mer sont plutôt du 7 que du 5 ou 6 (donc c'est beaucoup trop dur pour mon petit niveau), c'est ce qui me motive à aller plutôt faire la sieste sur la plage paradisiaque de la côte est. On mange, on dort, on se baigne, on joue au ballon, on mange, on dort, on se baigne. Bref, la journée est vraiment remplie. Le soir, on se pose dans un bar sympa et calme. Ils ont des petits coussins vraiment sympas pour faire la sieste :-) On se couche vers 3h.
Lundi, 5h. Mon réveil sonne. Je me lève, récupère mes affaires étalées un peu partout, et je me dirige vers les autres bungallows. On a rendez-vous dans 10 minutes pour prendre une joncque qui nous amenera à l'embarcadère, ou nous retrouverons un taxi qui nous amenera à l'aéroport. A 11h, nous somme de retour à Singapour. Après avoir dormi 14h en 4 nuits, je n'ai qu'une envie : retrouver mon lit ! Mais déjà des regrets de quitter la douce vie thaïlandaise, faite de bric et de broc, pour retrouver celle plus stricte de Singapour. C'est en visitant un peu les alentours qu'on se rend compte en quoi Singapour est particulier.
Comments:
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ah, enfin des nouvelles fraiches!!
le week-end a été fatigant mais encore dépaysant!! juste ce qu'il faut pour nous donner des envies de vacances !!
le week-end a été fatigant mais encore dépaysant!! juste ce qu'il faut pour nous donner des envies de vacances !!
bravo, bravo!
très intructif ce récit
par contre j'ai eu qq difficultés à te comprendre quand tu parlais de tes soi-disant prouesses d'alpiniste amateur
6a par là pourquoi pas 51zy par ci?
et concernant le massage thailandais il manque pas une partie dans ton récit hein?
très intructif ce récit
par contre j'ai eu qq difficultés à te comprendre quand tu parlais de tes soi-disant prouesses d'alpiniste amateur
6a par là pourquoi pas 51zy par ci?
et concernant le massage thailandais il manque pas une partie dans ton récit hein?
SalutThomas
Et bien tu forces pas trop ! et tu as bien raison. Zouzou attend Singapour avec impatience.
Pour le moment elle vaque à ses occupations (farniente, dormir sur le bateau avec ses pots et il en sort tous les jours...) bref elle s'est s'occupée c'est certain.
Continue bien. J'ai ton CD de Jamie Culum il est super !
Et bien tu forces pas trop ! et tu as bien raison. Zouzou attend Singapour avec impatience.
Pour le moment elle vaque à ses occupations (farniente, dormir sur le bateau avec ses pots et il en sort tous les jours...) bref elle s'est s'occupée c'est certain.
Continue bien. J'ai ton CD de Jamie Culum il est super !
tas oublié mon anniversaire la tom je suis très déçu
jespère que tu vas te rattrapper par la suite...
jespère que tu vas te rattrapper par la suite...
Pour les voies : ça va de 1 (c'est plat) à 9 (c'est super dur, il faut être une araignée pour grimper).
Apres, pour chaque chiffre, y a a,b,c pour classer plus finement (en sachant que 5b c'est plus facile que 5c qui est plus facile que 6a).
Et bon anniversaire julien, collegue et pierre (qui lit pas mon blog mais c'est pas grave). Et bon anniversaire aux nombreux que j'ai oublié :-)
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Apres, pour chaque chiffre, y a a,b,c pour classer plus finement (en sachant que 5b c'est plus facile que 5c qui est plus facile que 6a).
Et bon anniversaire julien, collegue et pierre (qui lit pas mon blog mais c'est pas grave). Et bon anniversaire aux nombreux que j'ai oublié :-)
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