11 mai 2006
Déménagement
Youhouhouuuuu c'est trop cool ! J'ai enfin trouvé la chambre (presque) parfaite !
Alors je vous explique. Tout à commencé hier soir. Vers 18h30 je reçois un mail me disant qu'une chambre est toujours libre (j'avais envoyé pas mal de mails dans la journée en lisant des annonces un peu au pif sur le site de l'université). Une heure plus tard, je suis devant l'immeuble qui s'appelle Pepys Hill. Bon évidemment, je me suis un peu perdu, normalement il faut 30 minutes pour y aller à partir du boulot, mais je commence à avoir l'habitude; et puis du coup ça me fait visiter. L'immeuble est super moderne, il y a une énorme piscine avec des palmiers tout autour. Je me perds dans l'immeuble à la recherche d'un numéro 06 qui n'existe pas, sonnant au passsage chez des gens (qui ne m'ouvrent pas, même si la lumière est allumée ... sympa l'ambiance), en visitant les terrains de tennis, et en me perdant dans les arrières-cours de certains logements. Finalement, j'arrive à trouver le #03-06 (3e étage, appartement 6), je sonne et je tombe sur Sasiri, un indien qui de suite me met à l'aide. Je rentre dans la salle à manger, l'appart est nickel, il y a des énormes fauteuils en cuir et une immense télé. Il me montre ma chambre qui est juste à côté. Elle est toute petite, sans air-conditionnée, mais proprette et largement suffisante pour 3 mois. Puis la salle de bain, qui m'est reservée parceque je serais le seul au rez de chaussé : aucune trace de champignons verts. J'ai accès à la machine à laver, à la cuisine, à la tv (je vais pouvoir voir les matchs de foot à 3h du matin !), au téléphone (les heureux possesseurs d'une freebox pourront ainsi m'appeler gratuitement), au wifi pour aller sur internet (je vais pouvoir m'acheter une petite webcam pour faire coucou sur internet à des heures françaises décentes), je peux inviter des amis à dormir sur des matelas dans le salon (alors qu'à Gillman Heights les visites étaient super réglementées : les visiteurs devaient être dehors à 23h, et il ne fallait pas inviter quelqu'un du sexe opposé dans sa chambre, à moins de laisser la porte qui donne sur la pièce commune ouverte). Le gars à l'air super cool, il m'amène à l'étage où il y a 3 grandes chambres. Il me montre la sienne où traine une guitare; il me dit qu'il vient du sri-lanka (mais j'ai eu un peu de mal à retenir la ville), et qu'il part fin juin, donc je pourrais récupérer sa chambre si je veux. Il y a deux autres collocs srilanakais (dont une fille), et un indien, qui sont paraît-il très sympas et très cool. Le rêve. Et tout cela pour le tiers de ce que je paye à Gillman Heights. Que demande le peuple (le pouvoir, peut-être) ?
Ce matin, je fais mes baguages et je descend au bureau de la résidence. Je dis que je veux partir, et apparement ça ne pose aucun problème. Le gars m'édite une nouvelle facture (je dois payer pour 8 jours ce que je vais payer pour pratiquement 1 mois dans ma nouvelle chambre ...), annule la précédente (que je n'avais toujours pas payé, comme souvent avec mes factures) appelle la femme de ménage pour l'état des lieux. Celle-ci monte avec moi dans l'ascenceur, regarde ma chambre en 10 secondes et dit que c'est OK. Je dis aurevoir à mes collocs chinois (j'ai déjà pris leur mail, on a prévu de se revoir) je prends mes valises (2 gros sacs toujours aussi plein et un petit sac à dos qui déborde) et appelle un taxi (avec des gros sacs c'est quand même plus simple). 10$ dollars plus tard (5$ pour l'appel + 5$ pour la course) je me retrouve devant ma nouvelle demeure. Je sonne chez mes nouveaux collocs ... il n'y a personne.
J'harrangue donc une personne dans Pepys Hill condomium, qui se dirige vers sa grosse voiture. Je lui demande si ça le dérange si je laisse mes 3 valises quelque part chez lui, je viendrais les chercher le soir. Le monsieur est un peu parano, il me demande une carte d'identité, ne veut pas mettre mes valises chez lui mais dans sa voiture, et veut savoir si je cache de la drogue ou des armes dans mes bagages. Au passage, il me donne sa carte de visite, c'est un capitaine à la tête d'une société commerciale. "Captain A." en profite aussi pour répondre à son portable qui sonne, et il confirme à son invisible interlocuteur qu'il doit acheter même si le prix a un peu augmenté. Puis il réfléchit un peu, me questionne, et appelle sa femme de ménage pour lui dire de venir prendre mes valises. Il lui explique un truc en indien pendant quelques minutes, puis il m'explique son plan redoutable pour lutter contre toute tentative frauduleuse de ma part : il accepte de garder mes valises, mais je dois l'appeler quand je reviens ce soir, lui-même se chargera d'appeler sa femme de ménage pour qu'elle m'ouvre la porte et me redonne mes valises et ma carte d'identité. Si je tente de sonner sans l'avoir d'abord appelé, la femme de ménage ne m'ouvrira pas. Soit. Ca me parait bien compliqué, mais si ça peut le rassurer, pourquoi pas. J'accepte donc.
Dernière étape. Direction l'université où j'envoie un mail pour confirmer mon arrivée à mes futurs collocataires. Le grand chef de la colloc, apparement c'est Namunu. Il me demande de l'appeler pour confirmer. C'est ce que je fais. On convient d'un rendez-vous pour le soir, pour que je puisse récupérer un double des clés et que je commence à m'installer. Voilà, c'est fait. Un gros soucis vient de se résoudre et je suis vraiment heureux ! Il ne me reste plus qu'à aller manger avec Shaofa et Dirk. Shaofa est tout content lui aussi car sa proposition de post-doc à Rennes a été accepté. Il nous offre un café (mon premier depuis que je suis arrivé ... sniff). Dirk m'apprend qu'il parle français et que les billets d'avion vers le Japon sont pas chers du tout. Du coup, je vais peut-être aller voir Nico en juillet ! Et pour couronner le tout, j'apprend que demain c'est un jour ferié (encore plus ferié que le dimanche, personne ne travaille *pour de vrai*), et que ce soir il y a une soirée entre français expatriés de prévu en ville. Enfin bref, le 11 mai, c'est la journée des bonnes nouvelles !
Alors je vous explique. Tout à commencé hier soir. Vers 18h30 je reçois un mail me disant qu'une chambre est toujours libre (j'avais envoyé pas mal de mails dans la journée en lisant des annonces un peu au pif sur le site de l'université). Une heure plus tard, je suis devant l'immeuble qui s'appelle Pepys Hill. Bon évidemment, je me suis un peu perdu, normalement il faut 30 minutes pour y aller à partir du boulot, mais je commence à avoir l'habitude; et puis du coup ça me fait visiter. L'immeuble est super moderne, il y a une énorme piscine avec des palmiers tout autour. Je me perds dans l'immeuble à la recherche d'un numéro 06 qui n'existe pas, sonnant au passsage chez des gens (qui ne m'ouvrent pas, même si la lumière est allumée ... sympa l'ambiance), en visitant les terrains de tennis, et en me perdant dans les arrières-cours de certains logements. Finalement, j'arrive à trouver le #03-06 (3e étage, appartement 6), je sonne et je tombe sur Sasiri, un indien qui de suite me met à l'aide. Je rentre dans la salle à manger, l'appart est nickel, il y a des énormes fauteuils en cuir et une immense télé. Il me montre ma chambre qui est juste à côté. Elle est toute petite, sans air-conditionnée, mais proprette et largement suffisante pour 3 mois. Puis la salle de bain, qui m'est reservée parceque je serais le seul au rez de chaussé : aucune trace de champignons verts. J'ai accès à la machine à laver, à la cuisine, à la tv (je vais pouvoir voir les matchs de foot à 3h du matin !), au téléphone (les heureux possesseurs d'une freebox pourront ainsi m'appeler gratuitement), au wifi pour aller sur internet (je vais pouvoir m'acheter une petite webcam pour faire coucou sur internet à des heures françaises décentes), je peux inviter des amis à dormir sur des matelas dans le salon (alors qu'à Gillman Heights les visites étaient super réglementées : les visiteurs devaient être dehors à 23h, et il ne fallait pas inviter quelqu'un du sexe opposé dans sa chambre, à moins de laisser la porte qui donne sur la pièce commune ouverte). Le gars à l'air super cool, il m'amène à l'étage où il y a 3 grandes chambres. Il me montre la sienne où traine une guitare; il me dit qu'il vient du sri-lanka (mais j'ai eu un peu de mal à retenir la ville), et qu'il part fin juin, donc je pourrais récupérer sa chambre si je veux. Il y a deux autres collocs srilanakais (dont une fille), et un indien, qui sont paraît-il très sympas et très cool. Le rêve. Et tout cela pour le tiers de ce que je paye à Gillman Heights. Que demande le peuple (le pouvoir, peut-être) ?
Ce matin, je fais mes baguages et je descend au bureau de la résidence. Je dis que je veux partir, et apparement ça ne pose aucun problème. Le gars m'édite une nouvelle facture (je dois payer pour 8 jours ce que je vais payer pour pratiquement 1 mois dans ma nouvelle chambre ...), annule la précédente (que je n'avais toujours pas payé, comme souvent avec mes factures) appelle la femme de ménage pour l'état des lieux. Celle-ci monte avec moi dans l'ascenceur, regarde ma chambre en 10 secondes et dit que c'est OK. Je dis aurevoir à mes collocs chinois (j'ai déjà pris leur mail, on a prévu de se revoir) je prends mes valises (2 gros sacs toujours aussi plein et un petit sac à dos qui déborde) et appelle un taxi (avec des gros sacs c'est quand même plus simple). 10$ dollars plus tard (5$ pour l'appel + 5$ pour la course) je me retrouve devant ma nouvelle demeure. Je sonne chez mes nouveaux collocs ... il n'y a personne.J'harrangue donc une personne dans Pepys Hill condomium, qui se dirige vers sa grosse voiture. Je lui demande si ça le dérange si je laisse mes 3 valises quelque part chez lui, je viendrais les chercher le soir. Le monsieur est un peu parano, il me demande une carte d'identité, ne veut pas mettre mes valises chez lui mais dans sa voiture, et veut savoir si je cache de la drogue ou des armes dans mes bagages. Au passage, il me donne sa carte de visite, c'est un capitaine à la tête d'une société commerciale. "Captain A." en profite aussi pour répondre à son portable qui sonne, et il confirme à son invisible interlocuteur qu'il doit acheter même si le prix a un peu augmenté. Puis il réfléchit un peu, me questionne, et appelle sa femme de ménage pour lui dire de venir prendre mes valises. Il lui explique un truc en indien pendant quelques minutes, puis il m'explique son plan redoutable pour lutter contre toute tentative frauduleuse de ma part : il accepte de garder mes valises, mais je dois l'appeler quand je reviens ce soir, lui-même se chargera d'appeler sa femme de ménage pour qu'elle m'ouvre la porte et me redonne mes valises et ma carte d'identité. Si je tente de sonner sans l'avoir d'abord appelé, la femme de ménage ne m'ouvrira pas. Soit. Ca me parait bien compliqué, mais si ça peut le rassurer, pourquoi pas. J'accepte donc.
Dernière étape. Direction l'université où j'envoie un mail pour confirmer mon arrivée à mes futurs collocataires. Le grand chef de la colloc, apparement c'est Namunu. Il me demande de l'appeler pour confirmer. C'est ce que je fais. On convient d'un rendez-vous pour le soir, pour que je puisse récupérer un double des clés et que je commence à m'installer. Voilà, c'est fait. Un gros soucis vient de se résoudre et je suis vraiment heureux ! Il ne me reste plus qu'à aller manger avec Shaofa et Dirk. Shaofa est tout content lui aussi car sa proposition de post-doc à Rennes a été accepté. Il nous offre un café (mon premier depuis que je suis arrivé ... sniff). Dirk m'apprend qu'il parle français et que les billets d'avion vers le Japon sont pas chers du tout. Du coup, je vais peut-être aller voir Nico en juillet ! Et pour couronner le tout, j'apprend que demain c'est un jour ferié (encore plus ferié que le dimanche, personne ne travaille *pour de vrai*), et que ce soir il y a une soirée entre français expatriés de prévu en ville. Enfin bref, le 11 mai, c'est la journée des bonnes nouvelles !
Comments:
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Hou hou hou, mé c kil commeneceré a devenir bon notre toto national !!! oh fait, g grandi, a ton retour c moi ki sera le plu gran nananèree !
Eh alors Thomas , y a un vieux qui te parle mal???
Dis lui que s'il continue, on viendra avec des amis cagoulés lui mettre un lonzo de plastic dans sa grosse bagnole !
C'est pas un singapourais mal embouché qui va donner des ordres à mon neveu !
Pacce e salute
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Dis lui que s'il continue, on viendra avec des amis cagoulés lui mettre un lonzo de plastic dans sa grosse bagnole !
C'est pas un singapourais mal embouché qui va donner des ordres à mon neveu !
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